Odera-Systèmes

(Outil d'évaluation du Risque en Adventices dans les Systèmes de culture)


Guide d'utilisation

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Sommaire

  1. 1. Introduction, la génèse de l'outil
    1. 1.1 Pourquoi un outil d’évaluation du risque en adventices ?
    2. 1.2 Quels sont les outils existants et quelle place pour le notre ?
    3. 1.3 Historique de la construction de l’outil
  2. 2. Méthode d’évaluation du risque en adventices
    1. 2.1 Principe général (système additif)
    2. 2.2 Effets des différents moyens agronomiques de gestion des adventices
      1. 2.2.1 Effet de la date de semis des cultures
      2. 2.2.2 Effet du labour
      3. 2.2.3 Effet du travail superficiel du sol en interculture
      4. 2.2.4 Effet du désherbage mécanique
      5. 2.2.5 Effet de l’étouffement des adventices
  3. 3. Utilisation de l’outil
    1. 3.1 Accès à l’outil ?
    2. 3.2 Connexion
    3. 3.3 Diagnostic du système initial
      1. 3.3.1 Création d’une nouvelle parcelle
      2. 3.3.2 Saisie du système de culture initial
    4. 3.4 Construction du nouveau système
      1. 3.4.1 Création d’un système basé sur le système initial
      2. 3.4.2 Création pas à pas d’un nouveau système
    5. 3.5 Elaboration du conseil technique
  4. 4. Les fiches adventices
    1. 4.1 Objectif de ces fiches
    2. 4.2 Le contenu
  5. 5. Les fiches techniques
    1. 5.1 Objectif de ces fiches
    2. 5.2 Le contenu

1. Introduction, la génèse de l'outil

1.1 Pourquoi un outil d'évaluation du risque en adventices

L’Outil d’Evaluation du Risque en Adventices dans les Systèmes de culture OdERA-Systèmes que vous avez entre les mains vise à rassembler et mettre à disposition des agriculteurs et des conseillers les connaissances et l’expertise sur les moyens agronomiques de gestion des adventices annuelles sous une forme immédiatement opérationnelle. Il s’agit d’un outil d’aide à la décision destiné à aider les agriculteurs à réduire de manière cohérente l’usage des herbicides à l’échelle du système de culture, en s’appuyant sur des méthodes agronomiques préventives. L’outil donne les moyens à un agriculteur ou à un conseiller d’évaluer le risque potentiel d’apparition des mauvaises herbes dans le système de culture actuel (diagnostic agronomique initial) pour ensuite définir les moyens agronomiques les plus appropriés à mettre en œuvre pour réduire la pression en adventices et au final l’utilisation des herbicides. OdERA-Systèmes aide le conseiller à proposer à l’agriculteur des actions correctives de ses pratiques, sous la forme d’un plan d’actions. Il permet par ailleurs une réappropriation de notions d’agronomie de base par les conseillers et agriculteurs, condition facilitante pour une réduction des herbicides.

Certaines des règles pour l’utilisation des différents moyens agronomiques étaient connues (ex retard de la date de semis des céréales d’hiver) alors que d’autres étaient à bâtir (ex alternance labour/non-labour). Chaque moyen agronomique de gestion des adventices ayant un effet partiel et différent d’une adventice à une autre, il était nécessaire de les combiner à l’échelle du système de culture, pour une meilleure efficacité. La conception et la mise au point de cet outil a été réalisée par Agro-Transfert Ressources et Territoires dans le cadre du projet « Systèmes de Culture Intégrés » conduit depuis 2003. Elle a été financée par le Conseil Régional de Picardie, le FEDER et les Agences de l’Eau Artois-Picardie et Seine-Normandie.

1.2 Quels sont les outils existants et quelle place pour le notre ?

L’INRA de Dijon a développé un modèle pour gérer les populations de vulpin, appelé ALOMYSYS. Cet outil permet de simuler l’impact du système de culture sur les populations de vulpin. Les données d’entrées concernent le stock semencier initial (densité, répartition horizontale dans le sol), le système de culture et l’environnement pédoclimatique (température, pluviométrie, ETP quotidienne, texture, conditions hygrothermiques du sol). En sortie, le modèle calcule quotidiennement la densité d’individus à chaque stade de développement ainsi que le stock semencier viable dans le sol. Une version plurispécifique appelée FLORSYS est en cours de développement

WECOF-DSS est un outil pour optimiser la gestion des adventices dans la culture du blé en agriculture biologique. Il est issu d’un projet de la Commission Européenne appelé "Strategies of Weed Control in Organic Farming", qui s’est déroulé entre 2000 et 2004. WECOF-DSS a été conçu à partir de connaissances scientifiques et de résultats d’expérimentations. L’utilisateur doit renseigner différentes informations concernant :

  • - le climat
  • - le type de sol
  • - la rotation
  • - le niveau de fertilisation
  • - la flore présente et le niveau d'infestation
  • - la densité et la date de semis
  • - le labour
  • - le désherbage mécanique

Les préconisations fournies par l’outil concernent par exemple le choix variétal, le désherbage mécanique ou le travail du sol. (Neuhoff et al., 2005 ; Wecof [en ligne], date inconnue)

La particularité d’OdERA-Systèmes par rapport à ces outils est qu’il permet d’une manière simple (peu de données d’entrée) de visualiser l’impact du système de culture et des pratiques agronomiques mises en œuvre, sur le risque d’apparition de différentes adventices, en identifiant l’effet de chacune des pratiques.
Toutefois OdERA-Systèmes n’est pas un outil de modélisation du développement des adventices puisqu’il ne prend pas en compte le stock de semences de la parcelle, ni les données pédoclimatiques. Il exprime un potentiel de risque, avec l’hypothèse que toutes les adventices capables de lever à une date donnée lèvent.
L’outil ne bâtit pas de stratégies de désherbage mais c’est le conseiller agricole voire l’agriculteur qui le fait, en s’appuyant sur les résultats de l’outil, les fiches techniques qui y sont présentes et sur son expérience de terrain. C’est en ce sens qu’OdERA-Systèmes est un outil d’aide à la décision.

1.3 Historique de la conception et de la construction de l'outil

Dès le début du programme Système de Cultures Intégrés d’Agro-Transfert Ressources et Territoires, Pierre Mischler a eu l’idée de disposer d’un outil permettant de connaître l’effet des leviers agronomiques sur les adventices (graminées et dicotylédones). Des premières réflexions sur la création d’un outil d’aide à la décision ont été conduites avec Nicolas Munier-Jolain (INRA Dijon, UMR BGA).

C’est en 2007 qu’une première version « rustique » de l’outil a été proposée à Nicolas Munier-Jolain grâce à Sylvain Lheureux et Pierre Mischler. L’année 2008 a permis la construction des règles de décision et le paramétrage de l’outil par Sylvain Lheureux en collaboration avec l’INRA de Dijon. Une enquête régionale réalisée par Jérôme Pernel sur étude de l’impact des pratiques culturales sur les adventices a également contribué à la validation des règles de décision. Enfin, une première version papier d’OdERA-Systèmes a été testée auprès des conseillers des Chambres d’Agriculture et des agriculteurs du projet Systèmes de Cultures Intégrés. Cela a permis de réaliser une maquette du fonctionnement de l’outil.

En 2009, Jérôme Pernel a finalisé le développement de l’outil, qui a ensuite été informatisé par Bertrand Masset. Différentes versions ont pu être testées auprès des agriculteurs du projet et d’un groupe d’utilisateurs. Des systèmes d’aide à l’utilisateur (mode d’emploi, fiches techniques sur les adventices, sur les moyens agronomiques de gestion des adventices…) ont été réalisés et inclus dans l’outil.


2. Méthode d'évaluation du risque en adventices

2.1 Principe général (système additif)

Pour évaluer le risque en adventices, OdERA-Systèmes s’intéresse aux liens qui existent entre les pratiques culturales et la biologie des adventices. La pression en adventices dans un système de culture donné est liée aux pratiques mises en œuvre au sein de ce système et l’effet de ces pratiques sur les adventices va dépendre des éléments de leur biologie tels que la période de levée préférentielle, le taux annuel de décroissance (TAD) et la profondeur de germination. Les éléments de la biologie des adventices (courbes de levées, TAD…) auxquels l’outil fait appel sont des données standard, à dire d’experts.
Toutefois, la levée d’une même adventice peut être différente selon que vous soyez en Picardie, en Bourgogne ou en Poitou-Charentes. Il est donc possible par exemple qu’en fonction de la région d’utilisation il y ait un léger décalage de la courbe de levée par rapport à la courbe standardisée. La méthode d’évaluation du risque en adventices utilisée par l’outil a été élaborée à partir d’une plante modèle, qui est le vulpin. Grâce aux apports de la recherche, les effets des différents moyens agronomiques de gestion ont été traduits en équations, construites en collaboration avec l’INRA de Dijon. Ces règles, établies dans un premier temps pour le vulpin, ont ensuite été étendues aux autres adventices annuelles.

L’évaluation du risque en adventices à l’échelle du système de culture repose sur un système additif. Année par année, l’outil additionne l’effet de chaque moyen agronomique mobilisé, qui est exprimé en nombre de points, selon l’effet supposé sur chacune des adventices.

Principes d’évaluation du risque en adventices :

Principe d'évaluation du risque en adventice

Les scores obtenus pour chaque année du système de culture sont ensuite agrégés à l’échelle du système de culture par le calcul d’une moyenne pondérée en fonction du TAD de l’adventice. Pour cela, deux groupes d’adventices sont distingués :

  • - Pour les adventices peu persistantes, avec donc un TAD élevé (>0,5), le principe est de donner un poids fort aux années qui ont un score faible car ces années provoquent une forte coupure dans le cycle de ces adventices. Il s’agit donc de traduire un effet plus fort de la rotation pour ces adventices (exemple : effet de l’introduction d’une culture de printemps dans une rotation de type hiver sur le vulpin).
  • - Pour les adventices très persistantes, avec donc un TAD faible (<0,5), le principe est de donner un poids fort aux années qui ont un score élevé car ces années ont un fort impact négatif à l’échelle de la rotation. Il s’agit donc de traduire le fort impact négatif des cultures favorisant cette flore (exemple : effet des betteraves, légumes et pommes de terre sur chénopode) car l’augmentation du stock semencier aura des conséquences sur le long terme.

Les scores de risques sont indépendants pour chaque adventice et sont compris entre 0 et 100. Plus le score est élevé, plus le risque en adventices est important.

Les différentes classes de risque sont les suivantes :

Différentes classes de risque

2.2 Effets des différents moyens agronomiques de gestion des adventices

La liste des moyens agronomiques utilisés par OdERA-Systèmes n’est pas exhaustive. En effet, seuls les moyens agronomiques dont les effets sur les adventices ont été validés par la recherche au moment de sa conception sont inclus dans le calcul du risque.

2.2.1 Effet de la date de semis des cultures :

Les dates de semis des cultures et la répartition de ces dates à l’échelle de la succession culturale vont déterminer le risque global en adventices (points ≥ 0). Les autres moyens agronomiques mobilisés viendront faire diminuer ce risque (points ≤ 0).
La formule tient compte du pourcentage de levée de l’adventice à la date de réalisation du semis et de manière dégressive pendant les 5 décades suivant le semis de façon à prendre en compte le temps nécessaire à la culture pour couvrir le sol. Ainsi, les adventices potentiellement capables de lever à la décade à laquelle le semis est réalisé ont toutes les chances de lever car la culture n’est pas suffisamment développée pour les étouffer. Par contre, les adventices potentiellement capables de lever par exemple à la troisième décade suivant le semis auront moins de chances de lever. En effet, la culture étant déjà en place depuis 1 mois, l’effet de stimulation de germination des graines par le travail du sol est atténué et le développement de la culture va permettre progressivement d’étouffer une partie des adventices.
Remarque : l’effet du retard de la date de semis en céréales d’hiver sur les adventices d’automne est déjà inclus dans l’effet date de semis.

2.2.2 Effet de labour :

La formule prend en compte le pourcentage de levée de l’adventice au moment de la réalisation du labour, la valeur maximale de pourcentage de levée sur l’année, le TAD de l’adventice, la fréquence de labour et le pourcentage de cultures d’hiver dans la succession culturale.
L’effet du labour dans l’outil est donc dépendant de la date à laquelle le labour est réalisé, de la régularité de levée de l’adventice sur l’année, de la persistance du stock semencier et du positionnement du labour dans la succession de cultures (fréquence de labour).

2.2.3 Effet du travail superficiel du sol en interculture :

L’hypothèse retenue est qu’un passage de travail superficiel du sol a un effet sur la moitié des adventices capables de lever à la date de réalisation de l’intervention. Cela permet de tenir compte de la variabilité liée aux conditions de réalisation (humidité du sol au moment et après le passage, type d’outil, profondeur de travail, …)

2.2.4 Effet du desherbage mécanique

La formule tient compte du pourcentage de levée à la date de réalisation du passage, du type d’outil utilisé, du stade des adventices et de la culture (stades limites de sélectivité des outils). L’hypothèse de base est que le facteur déterminant l’efficacité du désherbage mécanique est le stade des adventices : plus elles sont développées, moins le désherbage mécanique est efficace. Cela est vrai pour la houe rotative et la herse étrille, mais pas pour la bineuse car celle-ci reste efficace sur des adventices développées. Pour estimer le stade des adventices, l’outil va tenir compte du laps de temps entre le passage de désherbage mécanique et le dernier passage, ayant détruit les adventices en place et permettant une nouvelle levée, qui peut être un travail du sol, le semis, un désherbage chimique ou mécanique. C’est pour cela qu’il faut renseigner les dates de désherbage chimique lorsque qu’il y a du désherbage mécanique.

Remarque : C’est par exemple le cas en betteraves où les deux premiers passages chimiques sont généralement maintenus et le désherbage mécanique se fait à partir du stade 4 feuilles de la betterave. Les désherbages chimiques créent un décalage de stade entre la culture et les adventices, condition nécessaire à la réussite du désherbage mécanique.

2.2.5 Effet de l’étouffement des adventices

L’étouffement est pris en compte au travers 4 paramètres :

  • - La culture : 3 groupes de cultures ont été définis en fonction de leur potentiel d’étouffement : les orges et avoines d’hiver et de printemps (-10 points), le colza et le triticale (-6 points ; à ce jour, le développement du colza (fort, moyen ou faible) n’est pas pris en compte pour déterminer l’effet étouffement de cette culture), le blé (-4 points). Les autres cultures ne sont pas considérées comme étouffantes. L’effet étouffement par la culture est considéré comme étant identique envers toutes les adventices.
  • - L’écartement entre les rangs : l’écartement standard (valeur fixée par expertise de l’INRA) entre les rangs est de 17 cm pour les céréales et 34 cm pour le colza. En dessous de cette valeur, il y aura un effet sur l’étouffement des adventices. Le nombre maximum de points accordés pour un écartement réduit est de -2. Pour le colza, un effet étouffement de -2 points est considéré si l’écartement est inférieur à 34 cm.
    Pour les céréales :
    • - Si l’écartement entre les rangs est supérieur ou égal à 17 cm, le nombre de points accordés est de 0.
    • - Si l’écartement entre les rangs est compris entre 17 cm et 12,5 cm, le nombre de points attribués se calcule de la manière suivante : -(17-écartement)x0,44.
    • - Si l’écartement entre les rangs est inférieur à 12,5 cm, le nombre de points accordés est de -2.
  • - La densité de semis des céréales : un effet étouffement des adventices (-2 points) est considéré lorsque la densité de semis des céréales dépasse 350 grains/m² ou 160 kg/ha. L’augmentation des densités de semis doit être gérée en cohérence avec le contexte régional. Dans le cas de la Picardie où l’hiver doux limite les pertes hivernales, les semis denses génèrent un risque de développement accru des maladies foliaires, du pied et de la verse physiologique. En Bourgogne, le climat plus continental et les sols plus argileux générant plus de pertes de pieds permettent de réaliser des semis plus denses qu’en Picardie avec moins de risques de maladies et de verse.
    En outre, la densité de semis prise seule n’est pas un levier aussi puissant que la succession culturale, le labour, le faux-semis ou le retard de la date de semis pour gérer les adventices. Les semis clairs en blé en Picardie permettent malgré tout une couverture du sol suffisante pour à la fois ne pas dégrader l’état malherbologique et réduire le risque maladies et verse.
  • - La variété de blé : Les caractéristiques variétales du blé retenues qui ont un effet sur l’étouffement des adventices sont la hauteur de paille (courte, moyenne, haute), le port des feuilles (dressé, étalé, retombant) et la précocité à montaison (tardive, intermédiaire, retombant).
    Ainsi, en fonction des caractéristiques de la variété de blé, l’utilisateur peut préciser si elle est très étouffante (-2 points), moyennement étouffante (-1 point) ou bien choisir autre variété (0 point).

3. Utilisation de l'outil

3.1 Accés à l'outil

OdERA-Systèmes est accessible en ligne à l’adresse internet suivante :
Il est libre d’accès pour les personnes ayant suivi la formation à son utilisation et disposant d’un code d’accès.
Pour des raisons de compatibilité, il est conseillé d’utiliser les navigateurs internet Mozilla Firefox version 3.5 ou plus, ou bien Internet Explorer version 8 ou plus.

3.2 Connexion

Pour vous connecter à l’outil, vous devez entrer votre identifiant et votre mot de passe qui vous ont été remis à l’issue de la formation à l’utilisation de l’outil.

Connexion à l'outil

Une fois connecté, cliquez sur "Suivant"

Connecté à l'outil

3.3 Diagnostic du système initial

Ce module de l’outil va permettre à l’utilisateur d’évaluer le risque en adventices dans son système de culture actuel.

Pour saisir une parcelle dans l'outil, elle devra tout d'abord etre créée en cliquant sur le bouton Créée une nouvelle parcelle

Diagnostic système initial Création parcelle

Si la parcelle à déjà été crée, il suffit de cliquer sur le bouton Modification du système initial à coté de la parcelle correspondante pour modifier les informations déjà saisies ou sur le bouton Construction de nouveaux systèmes pour réaliser des simulations en construisant de nouveaux systèmes de culture sur la parcelle.

Diagnostic système initial, selection parcelle

Il est possible de supprimer une parcelle en cliquant sur Supprimer

3.3.1 Création d'une nouvelle parcelle :
Diagnostic système initial, création nouvelle parcelle

Pour chaque parcelle, l’utlisateur doit renseigner les informations suivantes, puis cliquer sur Suivant

  • - Nom de l'exploitation
  • - Nom de la parcelle *
  • - Type de sol
  • - 1 à 5 adventices préoccupantes *
  • - Nombre de plantes au m²
  • - Evaluation de l'infestation
  • - Durée de la succession culturale *

les champs en * sont des champs qui doivent être obligatoirement remplis pour réaliser le diagnostic.

Les champs « type de sol », « nombre de plantes/m² » et « évolution de l’infestation » servent à capitaliser de l’information pour le suivi des parcelles sur le long terme.

Une fois ces informations saisies, cliquez sur Suivant

3.3.2 Saisie du système de culture initial :

La grille de saisie comporte une colonne pour chaque année de la succesion culturale.

Exemple pour une succession culturale de 3 ans :

Exemple succesion culturale de 3 ans

Important : une année culturale commence dès la récolte du précédent, les interventions de travail superficiel du sol en interculture sont celles réalisées avant l’implantation de la culture l’année n.
Les interventions culturales doivent être renseignées au pas de temps de la décade où elles ont été réalisées à l’aide de la grille suivante :

Grille de Décade pour les interventions culturales

Pour chacune des années, l’utilisateur doit saisir :

  • - La culture, à l’aide d’un menu déroulant
  • - Les passages de travail superficiel du sol en interculture, en sélectionnant les décades auxquelles ont été réalisés les passages (possibilité d’en saisir plusieurs)
  • - La décade de réalisation du labour, ou préciser qu’il n’y a pas eu de labour
  • - La décade de réalisation du semis
  • - La densité de semis en grains/m² (uniquement pour les céréales)
  • - L’écartement entre rangs du semoir en cm (uniquement pour colza et céréales)
  • - Les caractéristiques variétales (uniquement pour le blé)
  • - Les passages de désherbage mécanique, en sélectionnant l’outil utilisé et la décade de chaque passage
  • - Les passages de désherbage chimique, sélectionnant les décades auxquelles ont été réalisés les passages (nécessaire si il y a du désherbage mécanique, sinon facultatif)

Une fois ces informations saisies, cliquez sur Suivant

L'outil affiche le récapitulatif des informations saisies :

Recapitulatif de l'outil

Cliquez sur Précédent pour modifier les informations saisies ou sur Suivant pour afficher les résultats du diagnostic:

Resultat du diagnostic dans l'outil

Sur la partie gauche de la grille de diagnostic, on trouve le système de culture saisi. Sur la partie droite, on trouve le détail du calcul du risque en adventices. Ce risque est calculé pour chacune des adventices préoccupantes renseignées par l’utilisateur. Dans cet exemple, il s’agit du vulpin, du gaillet et du ray-grass. Pour ces adventices, on retrouve en colonne la somme des points (système additif pour les différentes techniques) de chaque année de la succession culturale (3 années pour l’exemple, donc une colonne par année) et le risque en adventice (aggrégation à l’échelle du système de culture).

Effet des paramètres sur les adventices

Chaque ligne de points correspond à l’effet d’un moyen agronomique de gestion des adventices. La première ligne correspond à l’effet de la date de semis des différentes cultures de la rotation, qui va générer un risque initial. C’est la seule ligne avec un score supérieur ou égal à zéro.

Effet sur plusieurs années

Les lignes suivantes correspondent aux effets des autres moyens agronomiques mobilisés qui viendront faire diminuer le risque initial. L’effet sera donc traduit avec des points négatifs ou la valeur 0, lorsque l’effet est nul.

Effet des autres moyens agronomiques

En bas de la grille de risque, on trouve la ligne « somme par année » correspondant à la somme des points de la colonne et qui permet de voir la contribution de l’année dans le risque en adventices. La ligne « risque adventice » correspond au risque à l’échelle du système de culture exprimé en pourcentage, obtenu par le calcul d’une moyenne pondérée (en fonction du TAD de l’adventice) des scores de chaque année.

Somme par année des points en risque adventice

3.4 Construction d'un nouveau système

Pour construire un nouveau système de culture sur la parcelle, l’utilisateur peut utiliser l’onglet Construction de nouveaux systèmes dans la liste des parcelles :

Selection de la parcelle dans l'outil

ou bien, il peut cliquer sur Suivant à partir de l'écran de diagnostic :

Ecran de Diagnostic

L’utilisateur a la possibilité de créer un système en modifiant directement le système initial. Il lui suffit de cliquer sur Création d'un système basé sur le diagnostic initial. Cette méthode est conseillée pour les utilisateurs les plus expérimentés.
Pour les utilisateurs débutants, il est recommandé de construire pas à pas le nouveau système en cliquant sur Création pas à pas d'un nouveau système. Il pourra ainsi s’appuyer sur les aides techniques pour le guider dans l’optimisation de la mobilisation des leviers agronomiques au sein de son système de culture.
L’utilisateur peut également modifier un nouveau système déjà simulé sur cette parcelle en cliquant sur Modifier ou le supprimer en cliquant sur Supprimer.

Construction d'un nouveau système, Pas à Pas
3.4.1 Création d'un système basé sur le système initial :

Pour chaque scénario de nouveau système de culture sur la parcelle, l’utilisateur doit lui donner un nom et définir le nombre d’années de la nouvelle succession culturale. Un tableau récapitule également les adventices préoccupantes sur la parcelle.

Construction d'un nouveau système basé sur un système initial

L’utilisateur va alors accéder à la grille de saisie avec le système de culture initial et les points de risque en adventices. Lorsque des modifications seront apportées au système de culture, l’outil recalculera automatiquement le nouveau risque en adventices. Les modifications entrainant une baisse du risque en adventices seront indiquées en vert et celles entrainant l’augmentation du risque en adventices seront indiquées en orange. Dans les cases « Risque adventice », la valeur entre parenthèse correspond au risque dans le système initial, afin que l’utilisateur puisse voir l’évolution.

Construction nouveau système, évolution année par année

En cliquant sur le nom de la technique dans la partie gauche de la grille de risque, l’utilisateur peut visualiser la courbe de risque en adventice pour la technique en question.

Effet du travail superficiel du sol en interculture
3.4.2 Création pas à pas d'un nouveau système :

Si l’utilisateur choisit de construire un nouveau système pas à pas, une succession d’étapes permet de choisir, les uns après les autres, les différents leviers agronomiques mobilisables par ordre décroissant selon l’effet sur les adventices. Il peut accéder à chaque étape à une aide technique sur les moyens agronomiques et sur le risque en adventices.
Pour chaque scénario de nouveau système de culture sur la parcelle, l’utilisateur doit lui donner un nom et définir le nombre d’années de la nouvelle succession culturale. Un tableau récapitule également les adventices préoccupantes sur la parcelle.

Tableau récapitulatif des adventices préocupantes sur la parcelle

L’utilisateur a ensuite la possibilité de repartir du système initial pour construire le nouveau (garde les informations déjà saisies) ou bien il peut utiliser une grille de saisie vierge.

Possibilité de choisir de repartir du système initial

La première étape consiste à définir les cultures de la succession culturale. Un conseil rappelle à l’utilisateur le principe général du choix de la succession culturale pour gérer efficacement les adventices et il peut aussi accéder à une fiche technique pour plus d’informations.
En cliquant sur le nom de la technique dans la partie gauche de la grille de risque, l’utilisateur peut visualiser la courbe de risque en adventice pour la technique en question, ici donc le risque lié à la période d’implantation de la culture.

Courbe de risque en adventice

Lorsque l’utilisateur a saisi les informations, il clique sur pour passer à la technique suivante. Dans l’ordre, après la succession culturale, il doit saisir les techniques suivantes : date de semis, labour, travail superficiel du sol en interculture, désherbage mécanique et étouffement.

Pour le positionnement des dates d’intervention, une fenêtre apparait avec les courbes de risque liées à la technique correspondante et pour les adventices sélectionnées. La barre bleue correspond à la pratique initiale et le déplacement du curseur de la souris fait apparaitre une barre rouge pour la nouvelle date. Il suffit de cliquer à la période où l’on souhaite positionner l’intervention.

Risque date de semis sur graphique

Une fois toutes les informations saisies, l’outil présente les résultats sous forme d’une grille, de la même manière que pour le diagnostic initial. La valeur entre parenthèses dans la case du risque en adventice correspond au risque évalué dans le système initial.

Resultat du risque d'adventice

3.5 Elaboration du conseil technique

OdERA-Système peut tout particulièrement être utilisé par les agriculteurs engagés dans une démarche de Production Intégrée, par des agriculteurs ayant contractualisé une Mesure AgroEnvironnementale avec réduction d’herbicides ou par des agriculteurs confrontés à des échecs de désherbage. Il permet en effet la mise en œuvre d’une démarche de diagnostic agronomique comme celle présentée ci-dessous :

Méthode de diagnostic agronomique pour gerer les adventices

L’utilisation de l’outil permet dans un premier temps de réaliser un diagnostic des pratiques agronomiques de l’agriculteur (Phase B du schéma). Cette première étape sert à identifier en quoi les pratiques actuelles sont favorables ou non au développement des adventices préoccupantes renseignées par l’agriculteur. Cette vision de l’état initial permet de prévoir l’évolution du risque en adventices lorsque l’agriculteur modifiera son système de culture.
Dans un second temps, l’outil offre la possibilité de construire un système de culture défavorable à la flore dominante de la parcelle (Phases C et D du schéma) et d’en évaluer la risque en adventice à l’échelle du système de culture en visualisant l’évolution par rapport au système initial.

Les résultats d’OdERA-Systèmes contribuent ainsi à l’élaboration du conseil technique dans la mesure où ils permettent d’avoir une estimation qualitative de l’évolution de la pression en adventices. Les résultats de l’outil permettent d’objectiver les recommandations du conseiller sur l’effet des moyens agronomiques. Toutefois, l’adaptation du programme de désherbage pouvant aller jusqu’à une impasse d’herbicides doit se faire en prenant des éléments supplémentaires au risque en adventices. Il faudra faire le lien entre le risque en adventices et le salissement réel de la parcelle, prendre en compte les conditions climatiques de l’année et l’historique de désherbage de la parcelle (échecs…). Par exemple, pour décider d’une impasse en herbicides, il faut prendre en compte sa position dans le système de culture, les capacités d’étouffement de la culture (ex en orge de printemps) ou les possibilités d’utiliser du désherbage mécanique


4. Les fiches Adventices

L’utilisateur peut avoir accès à des fiches sur les adventices intégrées dans l’outil. L’accès à ces fiches se fait en cliquant sur l’onglet Fiches adventices dans le haut de l’écran.

Le choix de l'adventice se fait à l'aide d'un menu déroulant

4.1 Objectifs de ces fiches

Ces fiches permettent à l’utilisateur d’avoir accès aux caractéristiques de la biologie des adventices pour mieux comprendre l’effet des différents moyens agronomiques et optimiser leur utilisation.

4.2 Le contenu

Dans chaque fiche, l’utilisateur peut tout d’abord voir la courbe de levée de l’adventice tout au long de l’année et connaitre la valeur de son taux annuel de décroissance. Pour plus d’informations, des liens donnent accès à deux bases de données de l’INRA :

Fiche Adventices, Courbes des levées

5. Les fiches techniques

Au sein d’OdERA-Systèmes, l’utilisateur a la possibilité d’accéder à des fiches techniques sur les moyens agronomiques de gestion des adventices intégrés dans l’outil. Il y a donc une fiche sur la succession culturale, le labour, le travail superficiel du sol en interculture, le retard de la date de semis des céréales d’hiver, 4 fiches sur le désherbage mécanique, une sur l’étouffement des adventices ainsi qu’une fiche sur d’autres moyens pouvant être mis en œuvre, avant un effet sur les adventices.

L’accès à ses fiches peut se faire grâce aux liens au niveau de la création pas à pas d’un nouveau système ou en cliquant sur l’onglet Fiches techniques dans le haut de l’écran.

Il suffit ensuite de cliquer sur l’onglet de la fiche que l’on souhaite consulter

Exemple Fiche techniques de la bineuse

5.1 Objectif de ces fiches

Ces fiches permettent à l’utilisateur de comprendre l’effet des différents moyens agronomiques de gestion des adventices afin de voir comment les mettre en œuvre de manière cohérente pour construire un système défavorable aux mauvaises herbes.

5.2 Le contenu des fiches

  • Fiches sur les moyens agronomiques intégrés dans l’outil : Dans chaque fiche, l’utilisateur peut tout d’abord mesurer les impacts positifs et négatifs de la mise en ouvre de ce moyen. La fiche présente également le mode d’action du moyen sur les adventices, en faisant le lien avec les éléments de la biologie des adventices qui entrent en jeu. Il est également indiqué quelles préconisations prendre pour mettre en œuvre ce moyen pour gérer le risque en adventices. Le reste de la fiche est composé de résultats d’expérimentations, d’expériences ou de données sur l’impact économique de la mise en œuvre de ce moyen.
  • Fiche sur les autres moyens pour limiter le risque en adventices : Cette fiche présente brièvement des moyens qui peuvent également être mis en œuvre pour gérer les adventices mais dont les effets sont jusqu’à présent peu connus et qui n’ont pas pu être intégrés dans l’élaboration d’OdERA-Systèmes. On y trouve des informations sur l’allélopathie, les précautions à prendre pour éviter l’apport de semences extérieures dans les parcelles et la récupération des menues-pailles.
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